Trois as, quatre rois, deux dames : les combinaisons de même valeur
En cartomancie traditionnelle, il ne suffit pas de lire chaque carte. Quand plusieurs cartes de même valeur apparaissent dans un tirage (deux as, trois rois, quatre dix), elles forment une combinaison qui a son propre sens. Ces combinaisons sont surtout utiles dans les grands tirages, comme le grand jeu en neuf cartes ou les tirages à 21 cartes.
Le principe
On compte, dans l’ensemble du tirage, combien de cartes de chaque valeur sont présentes. À partir de deux cartes identiques, on parle de paire ; à trois, de brelan ; à quatre, de carré. Plus le nombre est élevé, plus le message est fort. Un carré d’as ou de rois est rare et très marquant.
Les significations varient un peu selon les auteurs. Celles qui suivent sont parmi les plus répandues dans la tradition française.
Le tableau des combinaisons
| Valeur | Deux | Trois | Quatre |
|---|---|---|---|
| As | Une association, une rencontre | Une réussite, de bonnes nouvelles | Un événement majeur, un grand succès |
| Rois | Un conseil utile, une collaboration | Une affaire importante, des appuis | Des honneurs, une reconnaissance |
| Dames | Une amitié, des confidences | Des bavardages, une réunion de femmes | Des rumeurs, des commérages |
| Valets | Une discussion, une petite dispute | Un désaccord, une agitation | Une querelle, beaucoup de bruit |
| Dix | Un changement | Une amélioration de situation | Un grand bouleversement, souvent positif |
| Neuf | Une petite satisfaction | Une réussite, de la chance | Une surprise importante |
| Huit | Un petit déplacement | Des projets, des démarches | Des contrariétés, des allées et venues |
| Sept | Une petite nouvelle | Des plaisirs simples | Des intrigues, de la malice |
La couleur compte aussi
Une combinaison prend une teinte différente selon les couleurs qui la composent. Trois as dont deux piques n’ont pas le même sens que trois as dont deux cœurs. Quelques règles simples :
- si les cœurs et les trèfles dominent dans la combinaison, son sens est plutôt favorable ;
- si les piques dominent, elle prend une couleur d’épreuve ou de complication ;
- les carreaux ajoutent une idée de mouvement, de nouvelles ou de démarches.
Combinaisons à l’endroit et à l’envers
Certaines écoles lisent les cartes inversées, en marquant d’un point le haut de chaque carte. Une combinaison majoritairement inversée voit alors son sens affaibli ou retourné. Cette pratique est moins courante aujourd’hui, et nos tirages en ligne n’utilisent pas les cartes inversées, pour garder une lecture claire.
Comment intégrer les combinaisons à la lecture
- Lisez d’abord chaque carte à sa place.
- Repérez ensuite les valeurs qui reviennent plusieurs fois.
- Utilisez la combinaison comme une note de fond : elle donne l’ambiance générale du tirage.
Par exemple, un grand jeu dans lequel apparaissent trois rois parle d’une situation où des personnes influentes jouent un rôle : un dossier professionnel, une décision familiale, une affaire administrative.
Le grand jeu en neuf cartes est idéal pour repérer des combinaisons :
Comment appelle-t-on trois cartes de même valeur ?
- Une paire
- Un brelan
- Un carré
Deux : paire ; trois : brelan ; quatre : carré.
Dans quels tirages ces combinaisons sont-elles surtout utiles ?
- Les grands tirages, comme le neuf ou le 21 cartes
- Le tirage d’une seule carte
- Aucun
Il faut assez de cartes pour que des valeurs se répètent.
Si les piques dominent dans une combinaison, son sens devient…
- Plus favorable
- Une épreuve ou une complication
- Neutre
Les cœurs et trèfles adoucissent, les piques assombrissent.
